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Le
texte ci-dessous est extrait du livre "Heureux en Amour" paru aux Editions
Flammarion.

isbn : 2082009386
On ne peut pas
toujours tout réussir. Cependant, avec une bonne estime de soi, vous vous
sentez dignes d’amour quels que soient les aléas de vos réussites ou de
vos échecs. Mais si hélas, vous êtes trop souvent critiques vis à vis de
vous mêmes ou si vous vous comparez régulièrement aux autres, avec pour
résultat de vous sentir inférieurs vous manquez très certainement d’estime
de soi.
La vie est un
combat. Et nous avons besoin de cette estime de soi pour faire face
aux défis quotidiens de l’existence.
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L’estime de soi est l’une des clés
indispensable
aux succès en tout genre. |
Avoir une bonne
estime de soi, c’est avoir une image de soi suffisamment solide pour
assumer les échecs lorsqu’ils se présentent et repartir d’un bon pied !
C’est encore être capable d’encaisser les refus, les rejets ou les
déceptions sans se sentir « démoli ». Remarquons encore que l’estime
de soi ne dépend pas uniquement de la manière dont ceux qui nous entourent nous évaluent,
mais qu’elle dépend aussi largement de nos critères personnels d’évaluation.
De la même façon que
l’enfant s’est nourri affectivement du regard de sa mère et des personnes
qui lui sont proches, l’adulte se nourrit de la reconnaissance de la
personne qui lui est significativement proche.
Il se peut donc qu’à
l’âge adulte on ait encore besoin de l’attention bienveillante d’une autre
personne pour pouvoir s’épanouir. Et c’est ce regard fondamental qui nous
donne foi en nous-même et nous autorise à mieux nous réaliser.
Marie-Cécile qui avait terriblement manqué de ce
soutien dans son enfance raconte : « Ma soeur était la préférée de mes
parents. Elle travaillait mieux à l’école et je sais qu’ils la trouvaient
plus jolie. J’en ai beaucoup souffert et plus tard lorsqu’un homme tombait
amoureux de moi ça ne suffisait pas à me rassurer. Pour moi il y avait
toujours quelque chose qui n’allait pas. Je me trouvais toujours pas assez
ceci ou pas assez cela. Aucun de mes compagnons n’est arrivé à m’apporter la
confiance en moi qui me manquait. »
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Les origines de la mauvaise estime de soi
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Un enfant, et plus
tard un adolescent, qui malheureusement a grandi avec le sentiment permanent
de n’être pas vraiment reconnu, de ne pas être apprécié, estimé et aimé, par
ses parents ainsi que par les adultes qui l’entourent, aura sans doute plus
de difficultés à se construire une bonne image de soi. Il pourra développer
une prédisposition excessive à s’isoler et à se replier sur lui même, ou
bien encore une tendance à rechercher l’attention et l’intérêt des autres en
se comportant de manière agressive. Quoiqu’il en soit, il demeurera ensuite
beaucoup trop dépendant du regard porté sur lui, avide de ce qu’il n’a pas
reçu. Bien souvent, il essaiera d’attirer l’attention par la séduction ou
l’agressivité. Peut-être alors en viendra-t-il à définir les principaux
traits de son identité par le biais de cette reconnaissance qu’il est trop
désireux de recevoir, et se sentira-t-il contraint de jouer un personnage
qui n’est pas vraiment lui même.
C’est ce qu’on peut
observer chez Marie-Cécile lorsqu’elle raconte : « Aussi loin que je
regarde dans mon enfance, je me vois toujours en train d’essayer de paraître
la bonne petite fille dont ma mère sera fière, de ressembler à la poupée
gentille qu’elle souhaite avoir, et de faire taire mes demandes d’autonomie.
Je crois même avoir fini par oublier mes propres envies et mes propres goûts.
J’avais le sentiment que non
seulement il me fallait bien réussir à l’école mais encore que ma
mère me mépriserait si je n’y arrivais pas ».
Très tôt l’enfant
doit faire le choix entre écouter ses sensations, ses impressions pour
s’exprimer dans sa personnalité avec ses goûts et ses envies, et réprimer
ses aspirations profondes pour protéger la sécurité d’une relation intime
avec les adultes. Il peut, de manière précoce, choisir de réprimer ses
aspirations profondes pour protéger la sécurité d’une relation affective
essentielle pour lui. Il se construira alors une identité qui sera moins
déterminée par ses désirs et besoins personnels que par l’envie d’obtenir
coûte que coûte une reconnaissance. Il deviendra excessivement dépendant
d’autrui et du regard porté sur lui par l’adulte pour s’auto-évaluer et se
construire une image de lui même.
Dans notre plus
tendre enfance, nous avions tous besoin d’être remarqués et encouragés
plutôt que d’être jugés. Mais certains d’entre nous ont pu souffrir d’une
évaluation trop pesante de la part des adultes. Ils ont du porter le poids
des jugements dévalorisants. On peut dire, à propos de certains enfants qui
ont été systématiquement dévalorisés et humiliés et qui se sont trouvés trop
souvent sujets aux sarcasmes, qu’ils ont vécu dans la terreur d’être rejetés
ou désapprouvés. Chez ces enfants, l’amour de soi s’est trouvé grandement
entamé faute d’avoir été nourri par l’amour de leurs proches. Trop jeunes
pour comprendre ce qui pouvait pousser les adultes à ne pas les aimer, ils
se sont imaginés qu’ils avaient mal agi et méritaient le rejet. Ils n’ont
pas été préparés à relever les défis de la vie grâce à l’amour et à
l’attention dont ils avaient besoin. Ces enfants, qui ont profondément souffert,
lorsqu’ils ont été trop souvent rabroués, ou comparés défavorablement aux
autres à plusieurs reprises ont pu développer des sentiments d’infériorité
qui, plus tard dans leur vie d’adulte, les rendront plus vulnérables que
d’autres aux critiques.
Marie-Cécile raconte
: « Lorsque j’avais fini mes devoirs d’école, il me fallait m’occuper des
tâches ménagères ; et ma mère me donnait des coups de ceinture parce que je
n’avais pas descendu assez vite la poubelle, alors qu’elle ne demandait
jamais rien à ma soeur. A force de subir toutes sortes de brimades et de
remarques humiliantes un jour j’ai voulu me jeter par la fenêtre et je me
suis dit : je serai au Ciel et contente de voir que tout le monde accable
maman. Je ne l’ai pas fait, mais j’étais comme terrorisée à l’idée de ne pas
être à la hauteur et de ne jamais la satisfaire ».
Devenue adulte
Marie-Cécile est entrée en thérapie parce qu’elle souffrait beaucoup de ne
pas savoir quoi penser d’elle-même. Au cours des premières séances, elle
passait son temps à s’auto-évaluer pour essayer de juger si elle était
« normale » ou pas. Le thérapeute lui a proposé de laisser tomber une telle
question qui n’a pas de sens et de se fixer des buts et des objectifs
concrets par étapes clairement définies. C’est ainsi que Marie-Cécile a pu
retrouver progressivement confiance en elle en prenant goût à comptabiliser
ses succès dans un « journal de bord » au fur et à mesure qu’elle
les réalisait.
Jean-Pierre, lui, a
eu un père très violent qui le frappait et le dénigrait sans cesse, le
traitant d’incapable et de « gibier de potence ». Quant à sa mère,
elle avait trop peur de son mari pour s’interposer !
Beaucoup d’enfants,
sans avoir vécu une enfance aussi douloureuse que celle de Marie Cécile ou
de Jean-Pierre, ont néanmoins subi suffisamment de critiques dévalorisantes
pour avoir conservé à l’âge adulte ce sentiment si répandu de n’être pas
à la hauteur. En effet des remarques qui paraissent insignifiantes aux
yeux des parents peuvent être vécues et ressenties par les enfants comme
terriblement humiliantes.
Le père de David
avait l’habitude de lui dire chaque matin : « Tu n’as pas encore
grandi aujourd’hui »; phrase qu’il considérait comme humoristique
!... Mais l’enfant, soucieux de plaire à son père se mesurait régulièrement
en cachette et se désolait de ne pas grandir plus vite. David en était venu
à se prendre pour un Petit Poucet face à des géants ! Et dans ses fantasmes
il rêvait de trouver lui aussi les bottes magiques qui lui permettraient de
se déplacer très vite et très loin. Des années plus tard, en
psychothérapie, il a retrouvé ce souvenir et a compris que c’était peut-être
en partie à cause de cette petite phrase de son père qu’il avait si
longtemps et si terriblement manqué de confiance en lui, et combien cela
l’avait beaucoup dé-servi dans ses rapports avec les femmes.
Tous les problèmes
relationnels que nous rencontrons dans la vie adulte ne se réduisent pas
pour autant à ce schéma de dévalorisation excessive intériorisée dans
l’enfance. Bien au contraire, on peut avoir été trop mis sur un piédestal,
on peut avoir été l’enfant-roi, traité comme un prince ou une princesse. On
a alors été subtilement exploité et séduit (souvent par le parent de l’autre
sexe) à tel point qu’il est bien difficile, à l’âge adulte de rompre ce lien
inconscient quasi-incestueux.
Aujourd’hui vous pouvez faire le bilan :
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De quelle manière vos parents
s’adressaient-ils à vous. Avec respect ou dans la dérision ?
Dans quelle mesure les adultes qui vous
entouraient vous permettaient-ils d’exprimer vos opinions sans risquer la
réprimande, la punition ou le sarcasme ?
Receviez- vous des compliments
pour vos réussites ou seulement des critiques pour vos échecs ?
Dans quelle mesure essayaient-ils de vous
culpabiliser lorsque vous ne pensiez pas comme eux ?
Etiez-vous encouragé à penser de manière
indépendante ou simplement tenu à vous soumettre à leur façon de penser ?
Est-ce qu’ils en appelaient à votre
réflexion ou bien employaient-ils pour seul argument l’expression : « Fais-le
parce que je te le dis » ?
Aviez-vous le sentiment d’être un fardeau
ou un objet d’indifférence.
Aviez-vous le sentiment que votre vie vous
appartenait ?
Aviez-vous le sentiment d’être responsable
de l’équilibre de l’un ou l’autre de vos parents.
Etiez-vous assez souvent encouragé ?
Essayaient-ils de vous inspirer la crainte
du monde et des autres gens ?
Valorisaient-ils votre féminité ou votre
masculinité ?
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Peut être
n’avez-vous pas reçu suffisamment les indispensables nourritures affectives
qui viennent alimenter l’estime de soi. Mais si, par bonheur, vous avez été
encouragés à vous réaliser selon vos goûts et talents, et si vous receviez
fréquemment des compliments, alors vous avez reçu les plus beaux cadeaux qui
soient !
Grâce à ces
encouragements et à ces compliments, vous avez sans aucun doute gardé une
grande estime à vos propres yeux. Vous avez acquis suffisamment de confiance
en vos possibilités pour vous lancer dans la vie avec de grandes chances de
réussite !
L’un des plus beaux
cadeaux que peuvent faire les parents à leur enfant, c’est assurément de lui
donner confiance en ses propres possibilités.
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Les conséquences d’une mauvaise estime de soi sur la
relation amoureuse
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Sabine raconte : « Quand
Serge m’a quittée pour Estelle, j’étais dans une angoisse terrible, et j’en
ai été physiquement malade. J’ai craqué au boulot. Je ne supporte pas les
ruptures affectives ».
Pour se changer les
idées Sabine est partie en vacances à Djerba, mais dit-elle : « J’étais
triste à Djerba, je me sentais moche et je n’imaginais pas qu’un autre homme
puisse faire attention à moi sérieusement ».
Sabine a très peu de
souvenirs de son enfance, si ce n’est que des moqueries : « Mon oncle se
moquait de moi parce que j’étais grosse et mon grand père parce que j’avais
peur du noir. Quant à mes parents, je ne me souviens pas d’un geste de
tendresse ou d’un câlin de leur part. Et j’avais fini par me prendre pour le
vilain petit canard ».
Devenus adultes,
beaucoup sont ceux et celles qui croient que si on les quitte pour quelqu’un
d’autre c’est parce qu’ils ne sont pas assez ceci ou cela.
Comme si dans la vie amoureuse, il n’y avait que des réussites et jamais
d’échec. Mais il est certain qu’une mauvaise estime de soi favorise
l’échec !
Si l’on croit que
l’on ne peut être aimé qui nous aimera ? Si, par malheur, l’on s’attend à
être régulièrement rejeté, on se construit une image de victime. Et
cette croyance prépare le terrain pour en devenir une réellement !
Le cas de Geneviève
:
Geneviève était
tombée amoureuse d’un homme marié, Pierre. Ce dernier occupait un poste à
responsabilité dans l’entreprise où elle travaillait et elle avait été
impressionnée par ses compétences. Pendant quelque temps il avait été « aux
petits soins » avec elle ; aussi Geneviève avait été heureuse et
flattée qu’un homme de son envergure, qui était respecté par tout le monde,
s’intéresse à elle. Mais lorsqu’ils étaient devenus amants, l’attitude de
Pierre avait changé, il ne l’emmenait plus ni au restaurant ni au cinéma, ne
lui faisait plus de cadeau, et la prévenait au dernier moment qu’il
passerait la prendre pour l’emmener à l’hôtel.
Geneviève a vécu
plusieurs expériences de ce type. Les situations se répétaient avec beaucoup
de similitudes et il semblait bien qu’elle ne pouvait s’empêcher de tomber
amoureuse, et d’entretenir des relations avec ce type d’hommes qui la
dominaient et la faisaient souffrir par leur violence morale.
Avec l’analyse cette
jeune femme s’est rendue compte que pour elle les hommes ne pouvaient être
que des bourreaux (comme l’était son père) et les femmes ne
pouvaient être que des victimes (comme sa mère).
Aussi chaque fois
qu’elle faisait une nouvelle rencontre, elle ne remarquait pas les indices
et signes avants coureurs qui auraient pu l’avertir qu’elle était tombée
sur un homme violent et dominateur. Car au fond pour elle, une certaine
violence chez un homme, c’était dans la nature des choses…
C’est sans doute
pourquoi tout au long des années, elle ne s'était attachée qu'à des hommes
de type " bourreau "qui lui en faisaient voir « de toutes
les couleurs » comme elle dit... Bien sûr elle souffrait de cette
situation et se sentait piégée dans ces amours invivables, mais cela
recommençait chaque fois !
Lors d'une séance de
thérapie Geneviève dit
:
« Pourquoi donc ai-je recherché
des hommes qui passés les premiers moments de passion, se montraient durs et
sarcastiques à mon égard ne perdant jamais une occasion de me faire souffrir
? »
A quoi pouvait bien
lui servir ce que certains seraient tentés de qualifier de masochisme ?
Certains pourraient, en effet, croire que Geneviève ne cherche pas vraiment
à être heureuse et qu’elle a un certain goût pour le malheur puisqu’elle se
retrouve toujours dans les mêmes situations douloureuses. N’est-ce pas
plutôt qu’elle n’arrive pas vraiment à concevoir une issue plus heureuse à
sa relation ? Et n’est-ce pas
aussi qu’elle recherche inconsciemment des hommes qui lui rappellent son
père ? C’est avec de telles questions posées par son thérapeute que
Geneviève a pu progressivement tirer un trait sur son passé. Mais le travail
thérapeutique a aussi été de l’aider à se construire un plan de vie
sentimentale plus positif.
Quand notre
éducation nous a appris ce qu'est le respect, l'amour, la tendresse et
l'affection ... le risque de tomber une fois sur un « mauvais numéro »
voire une personne vraiment violente existe peut-être mais si cela se
reproduit régulièrement on peut se demander si l’on n’est pas en train de
provoquer inconsciemment ces mauvaises rencontres de manière répétitive. Par
contre, il est bien certain que lorsque l’on n’est conditionné en aucune
sorte à devenir une victime, et lorsqu’il n’y a rien qui ne nous y prépare,
on ne tombe pas régulièrement dans le piège !
La plupart du temps si
dans une relation amoureuse on se laisse maltraiter et humilier ce n’est pas
par masochisme, mais parce que l’estime et l’amour de soi, faute d’avoir été
alimentés dans l’enfance par des caresses et regards tendres se sont perdus
au point que l’on en vient à se contenter de marques d’attention violentes
plutôt que de vivre dans l’angoisse inconsciente de n’être plus rien pour
personne. Mais alors on accepte l’inacceptable ! Et l’on paye bien cher ces
marques d’attention.
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Solutions et guérison des blessures narcissiques. Les racines de la
force. |
L’estime de soi peut s’améliorer et quelques
propositions peuvent vous être utiles :
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a/ Refusez toute critique qui tend à vous
rabaisser plutôt que de vous aider.
(Vous n’êtes pas ce que les autres pensent
de vous.)
b/ Dans vos relations rappelez-vous qu’une
personne qui vous aime est beaucoup plus sensible à vos qualités qu’à vos
défauts !
c/ Fréquentez en priorité les gens qui
vous complimentent sincèrement.
d/ Avec vos amis cessez de vous plaindre
parlez plutôt de vos succès.
e/ Faites la liste de vos réussites
passées plutôt que de vos échecs !
f/ Tenez un journal de bord de vos
nouvelles réussites.
g/ Répétez-vous : « J’ai le droit d’être
heureux et d’être aimé »
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Geneviève raconte :
« C'est la compréhension et l'attention que vous m'avez apportées qui m'ont
permis de mieux me comprendre de mieux savoir qui j'étais et de me sentir
importante d'une manière plus saine car je crois qu'avant la thérapie
j'étais pour ainsi dire amoureuse de ma propre souffrance je ne pouvais m'en
débarrasser tant elle m'était indispensable pour me sentir exister .
Dans ma relation avec Pierre j’avais le sentiment d’être importante en
devenant une martyre, une vraie martyre de l’amour et pour cela de
mériter un peu d’attention… En mon for intérieur je pensais : si tu
m’écrases je t’aimerai toujours je suis une femme aimante ! »
Pour guérir d’une
insuffisante estime de soi peut-être faut-il tout simplement recevoir ce que
l’on n’a pas reçu. Peut-être faut-il recevoir les indispensables nourritures
affectives que sont l’attention, les regards bienveillants et les
encouragements qui vont aider à cicatriser les blessures narcissiques de
l’enfance. C’est ce qu’un thérapeute vous apportera…
Il est manifeste que
plus l’on avance dans la guérison affective et plus on ose s’affirmer et se
montrer tel que l’on est sans la crainte d’être démoli par l’opinion
d’autrui. Car lorsque l’estime de soi est fragile, trop fragile on a souvent
la peur intense d’être démoli par les remarques des autres et bien
évidemment plus encore par les remarques de ceux qu’on aime. Mais lorsque
l’image que l’on a de soi est devenue bien plus importante que l’image que
les autres peuvent avoir de nous, on est moins sensible à leurs opinions et
on ne va plus chercher à se rassurer par leur approbation.
Si vous avez besoin de renforcer une estime de soi
trop fragile, dites-vous que vous n’avez rien à prouver à personne et que
vous pouvez par exemple :
1/ Accepter de
n’être pas toujours compris…
Comme Eliane,
infirmière qui raconte : « Je suis sortie avec un homme beaucoup plus âgé
que moi, que j’ai rencontré à l’hôpital. Ma mère n’a pas compris et elle me
harcèle sans cesse pour me dire que ce n’est pas une relation « sérieuse ».
Elle aurait voulu avoir des petits enfants et ne supporte pas l’idée qu’avec
lui je n’en désire pas pour le moment ».
Eliane accepte
l’idée de n’être pas comprise par sa mère, mais la plupart du temps on
entend plutôt dire : « Je veux qu’on me comprenne » ce qui n’est
qu’une façon déguisée de dire « je veux qu’on m’aime ». Mais on ne
peut être aimé par tout le monde !
2/ Décider de ne
plus vous sentir obligés de vous justifier auprès de votre partenaire
lorsque celui-ci tente de vous culpabiliser.
Comme Marianne,
assistante de direction qui a décidé qu’elle n’abandonnerait pas sa carrière
après la naissance de son deuxième enfant, bien que son mari s’efforce de la
culpabiliser en lui disant qu’elle ne sera pas assez disponible pour le bébé
et qu’il en souffrira.
3/ Refuser les
critiques de ceux qui ne tendent manifestement qu’à vous rabaisser.
Comme Brigitte qui se fait régulièrement
houspiller par son chef de service. Celui-ci lui reproche de n’avoir pas
terminé le travail sur un dossier alors qu’elle poursuit sa journée bien
au-delà de l’heure normale. Elle a décidé que désormais elle répondra avec
un grand sourire qu’elle fait son maximum mais que le dossier sera terminé
lorsque ce sera possible.
( En toutes circonstances, rappelez-vous
qu’il n’y a pas lieu d’être chamboulés ou de vous laisser démolir par
des remarques injustes et que vous n’êtes pas obligés de donner de
l’importance à l’opinion de quelqu’un qui ne cherche qu’à vous
dévaloriser...)
4/Décider que vous n’êtes en aucune façon
obligé de justifier de votre comportement auprès de qui que ce soit.
Comme Hélène qui fréquente deux hommes :
l’un lui apporte la sécurité affective et l’autre est un amant qui,
dit-elle, la comble sexuellement. Ses parents la harcèlent pour, disent-ils,
qu’elle se décide et fasse un choix. Mais Hélène a choisi de mener sa vie
comme elle l’entend.
5 / Décider d’agir
pour vous mêmes dans votre intérêt et non pour plaire à tout prix.
Comme Clara qui
aimerait sortir plus souvent, mais son compagnon est plutôt casanier et
n’aime pas sortir. Il préférerait tellement qu’elle reste à la maison avec
lui ce soir comme d’habitude, et cela lui ferait tellement plaisir ! Elle
lui dit que cette sortie est importante pour elle et qu’elle la fera avec
une amie.
Si nous voulons
changer quelque chose dans la manière de nous conduire dans l’existence nous
devons apprendre d’abord à accepter de nous regarder en face tels que nous
sommes aujourd’hui. Nous ferons ainsi « l’état des lieux » même si c’est
douloureux parfois de prendre conscience de ses erreurs...
C’est le cas de
Marie-Claire qui, déprimée, suite à une série d’échecs dans sa vie
sentimentale, vient consulter un thérapeute. Elle se plaint d’avoir été
abandonnée de nombreuses fois par des hommes qui lui plaisaient et dont elle
avait été très amoureuse. Elle raconte que dans son enfance, petite fille,
elle était très impressionnée par l’autorité de son père et qu’elle
souffrait de voir que sa mère n’avait toujours que le second rôle, se pliant
régulièrement aux décisions de son mari. Marie Claire a toujours eu le
sentiment que sa mère était faible et manquait de personnalité. Et ça elle
ne veut surtout pas le reproduire ! Aussi, tout en étant attirée par des
hommes à la personnalité bien affirmée, elle a toujours peur qu’ils prennent
un peu trop d’ascendant sur elle et de passer ainsi pour quelqu’un de
faible. Elle craint de paraître une incapable, de « tomber sous leur
coupe » comme elle dit, d’être dominée par eux et de perdre son
autonomie. En réaction à ses craintes, elle se montre alors agressive et
prend une attitude rejetante, ce qui les éloigne immanquablement.
Après quelques
entretiens, Marie Claire a pu prendre un autre chemin et se libérer
progressivement de ses difficultés à établir une relation amoureuse durable,
en comprenant mieux l’origine du problème, et en acceptant de se remettre en
cause, de tenir compte de sa part de responsabilité dans ses échecs.
Marie-Claire a pu
rencontrer un homme avec qui elle va se marier. Elle accepte que parfois ce
soit lui qui ait le rôle de leader dans le couple. Elle se sent alors
quelque peu dominée, mais quand la raison lui dit qu’elle exagère, elle n’en
souffre plus.
Une bonne estime de
soi implique de se débarrasser de toute culpabilité. Des regrets oui, de la
culpabilité non. La culpabilité n’est souvent que l’intériorisation de
principes rigides et irrationnels, elle entrave la réflexion et ne mène à
rien de positif. De plus les sentiments de culpabilité, lorsqu’ils sont trop
longtemps entretenus viennent masquer la nécessité de prendre nos
responsabilités ici et maintenant et d’agir vraiment pour que les choses
changent. C’est en arrêtant de ressasser un passé qui ne peut-être changé
que l’on peut prendre un nouveau départ ! Au lieu de nous culpabiliser pour
nos erreurs passées, nous pouvons prendre l’habitude d’accepter de vivre et
de ressentir consciemment les émotions et sentiments qui nous affectent,
sans porter de jugement mais avec le désir d’être conscient et la volonté de
faire face aux réalités.
Quelques principes rigides qui génèrent la
culpabilité et dont vous pouvez vous débarrasser :
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L’impératif perfectionniste : « Je dois
être parfait ». Ou bien encore : « Je dois être le meilleur ».
L’impératif irréaliste : « Je dois être
aimé de tous ».
La compulsion à se soumettre : « Je ne
dois rien contester ».
La compulsion au sacrifice : « Je dois
être attentif au bonheur des autres au détriment du mien ».
Les fantasmes d’omnipotence « Je dois
tout savoir » ou « Je dois me débrouiller tout seul ».
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Pour gagner en autonomie : |
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Vous pouvez décider de devenir
moins dépendants de la manière dont les autres évaluent votre
comportement.
Vous pouvez décider de devenir plus
autonomes dans la manière de vous évaluer selon vos critères personnels.
Vous pouvez décider de faire
confiance en vos capacités d’analyser les situations en prenant des avis
extérieurs mais sans vous soumettre à l’approbation des autres.
Quand un donneur de leçons vous accable
avec ses : « tu devrais » ou : « il n’y a qu’à... » ou
bien encore : « tu aurais du... » Vous pouvez ne
pas vous laisser polluer l’esprit par ces remarques.
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Pour acquérir une meilleure estime de soi :
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Soyez tolérants pour vos erreurs passées.
Acceptez pleinement de ne pas être
parfaits, et que vous ne le serez jamais, mais soyez assurés d’être
perfectibles.
Acceptez vos défauts aujourd’hui pour
mieux vous en débarrasser demain.
Soyez assurés de votre valeur quels que
soient vos échecs qui ne doivent en rien la remettre en cause.
Lorsque vous vous fixez un nouvel
objectif, faites vous soutenir par une personne bienveillante ou par un
groupe de soutien.
N’attendez pas le succès pour vous aimer.
Commencez dés maintenant !
Reconnaissez que vous faites de votre
mieux et que tout apprentissage se fait par essais et erreurs.
( Ne dramatisez donc pas vos échecs.)
Ne laissez pas les autres décider de ce
qui peut être pour vous un motif de fierté. C’est à vous à le décider.
( Il ne s’agit pas de dénier la nécessité
d’un changement ou d’une amélioration souhaitable, mais c’est à vous de
décider de ce que vous voulez changer dans votre vie! )
En tout état de cause au lieu de faire la
liste de vos erreurs et de les ressasser, faites plutôt le bilan de vos
réalisations personnelles. Les racines de votre force sont à chercher dans
vos réussites antérieures...
Faites une liste d’au moins dix de vos
succès.
Et commencez à vous aimer dés aujourd’hui,
même si vous n’êtes pas encore tel que vous le souhaitez. (Car l’estime
de soi implique de se débarrasser de toute Culpabilité)
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Estime de soi, confiance en soi, et vie amoureuse |
Christine disait :
« Au fond je ne me sentais pas le droit de mériter un bonheur simple.
Chaque fois que je me sentais un peu heureuse, j’étais aussi inquiète car je
m’attendais à de nouvelles souffrances, à la répétition de ce que j’avais
vécu pendant des années avec ma mère.
Je ne croyais
pas possible pour moi de réussir un amour serein et tranquille. J’imaginais
toujours qu’une tragédie allait arriver et si, pendant des années, j’ai
galéré dans mes relations avec les hommes, c’est peut être qu’inconsciemment
je provoquais les situations pour faire naître les tragédies. Lorsque
j’étais heureuse, j’étais si anxieuse que je faisais tout rater. C’est
surtout la peur qui mène à l’échec ! Avec la thérapie j’ai compris que ma
croyance profonde c’était de croire que je ne pouvais vivre que dans la
souffrance. Il m’a fallu m’efforcer de penser différemment. Pendant des
années je croyais avoir fait un travail sur moi en analysant ce qui avait
échoué dans mes relations, sans jamais me confronter à mon problème
principal : je ne m’aimais pas assez ».
Sonia raconte « Je
suis toujours tombée sur des mecs violents. On est amoureuse, on est
contente on croit avoir trouvé sa seule chance, et on dit rien parce qu’on
veut le garder. Mais quand on dit rien au départ, qu’on accepte tout, c’est
difficile après. J’ai accepté longtemps une situation intenable parce que je
croyais ne pas mériter mieux ».
Sonia ne se sentait
pas mériter le bonheur !
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En amour nous ne pouvons pas réussir une relation satisfaisante si nous
n’avons pas assez d’estime de nous-mêmes et si nous ne nous croyons pas
dignes d’amour ! La plus grande barrière à l’amour est la peur de
n’être pas aimable. |
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Le plus grand
obstacle au bonheur est de le croire impossible. |
Lorsque nous avons
acquis une meilleure estime de soi nous avons moins peur de déplaire,
nous nous affirmons tranquillement en manifestant notre autonomie et nos
relations peuvent s’enrichir d’une estime et d’un respect mutuels. C’est
avec la certitude de notre propre valeur que nous sommes prêts à adopter des
attitudes généreuses et aimantes sans être sur la défensive.
Nous sommes disposés
à partager plutôt qu’obsédé par l’alternative de chercher à dominer ou à se
soumettre.
Vous
pouvez avoir besoin d'un soutien chaleureux pour traverser une épreuve
difficile et d'analyser aussi les scénarios inconscients qui vous y ont
conduit.
Je suis
aussi là pour vous proposer de nouveaux schémas de comportement qui vous
permettront
d'éviter à l'avenir les souffrances inutiles.
Claude Marc Aubry
Psychologue, Psychanalyste, Ecrivain, animateur de groupes de développement personnel
depuis plus de 20 ans.
Tél.
Paris : 01 42 59 19 53
Province : 05 46
74 20 28 (entre Royan et Saintes) |
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