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Claude Marc Aubry, psychologue, psychothérapeute

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LE COUPLE

Le texte ci-dessous est extrait du livre "Heureux en Amour" paru aux Editions Flammarion.


isbn : 2082009386

         Alain raconte : « Je cherchais quelqu’un qui allait rendre ma vie parfaite, quelqu’un d’extraordinaire, et j’ai rencontré Estelle. L’éblouissement fut intense et total. Avec elle c’était magique. J’étais au comble du bonheur. C’était la fête ».

         Stéphanie raconte : « Les copines me disaient que j’étais transfigurée et rayonnante ».

         On entend dire aussi : « J’en étais dingue ».

         « Je marchais sur un nuage ».

         Avec l’état amoureux tout devient plus intense et plus beau ! L’état amoureux c’est d’abord un état d’euphorie et de grâce. Le monde devient plus beau. Les gens deviennent plus sympathiques. On se sent si bien avec son compagnon ou sa compagne, que l’on croit ouvrir les portes du paradis. Généralement, l’ardeur de la rencontre dans l’intimité sexuelle emporte et balaie toutes les barrières que l’on mettait habituellement entre soi et les autres.

         Le psychanalyste interprète cet état transitoire d’exaltation comme un état de fascination quasi hypnotique. Et l’on peut dire qu’à un niveau inconscient l’amant ( ou l’amante) devient l’équivalent symbolique de la maman pour le nourrisson. L’état amoureux se nourrit de la répétition.

         Mais, avec le temps on constate que l’autre est différent de ce que l’on avait imaginé et surtout qu’il ne répond pas à toutes nos attentes.

         Stéphanie raconte : « Au bout de quelques mois, je me suis aperçue qu’il n’était pas l’homme que j’avais imaginé. Et je commençais à sombrer dans le désenchantement, les pleurs et l’amertume ».

         A en croire les propos de Danilo Martucelli au colloque de Cerisy, le véritable organe de l’amour n’est ni le cœur ni le sexe, mais l’imagination. L’état amoureux est une affaire d’imaginaire. On peut être amoureux d’une personne que l’on croit bien connaître, mais que l’on comprend très mal. Dans les cas extrêmes, on peut même être amoureux d’une personne inaccessible que l’on a jamais rencontrée : une star du cinéma ou de la musique.

         Il peut arriver un moment dans une relation, que l’intimité soit si étroite, et que l’un des partenaires s’en trouve si mal à l’aise, qu’il ne voit pas d’autre solution pour se protéger que de s’éloigner ! Le beau Roméo avait dit à sa Juliette : nous ne ferons plus qu’un... Elle a répondu : Oui mais lequel ? et s’est enfuie…

Dans une histoire amoureuse classique on repère généralement trois étapes :

         1 L’étape de la rencontre, de l’idéalisation et de la fusion,
 c’est l’inammorento d’Alberoni ( cf. Le Choc amoureux, Editions Ramsay, 1981). On a alors tendance ( et c’est normal ) à porter les oeillères des amoureux et à ne voir vraiment que les qualités de la personne élue. On projette sur l’autre l’idéal recherché, et l’on croit qu’avec lui tous les problèmes vont disparaître.
Les premiers temps de la rencontre sont généralement très érotisés. Les amants vivent des moments d’intensité amoureuse et d’exaltation qui leur permettent de tout accepter de l’autre. Toutes les différences sont niées ou sous-estimées.

         2 L’étape de la désillusion.
Tout était rose, tout était beau. Mais cela n’a qu’un temps, et le choc du réel s’impose. Au bout d’une période plus ou moins longue dans l’histoire du couple, la désillusion apparaît.
A cette étape, le reproche formulé de façon quasi systématique est : « Tu as changé ».
Non, le partenaire n’a pas changé, c’est seulement qu’on n’avait pas su le voir. Avec la désillusion, il faut faire le deuil d’une image, d’une chimère, d’un rêve et du partenaire idéal. Il faut se rendre à l’évidence : l’autre n’est pas parfait, il ne vient pas combler toutes mes attentes.
Lors de cette étape cruciale, le risque est grand de méconnaître l’importance des blessures affectives antérieures et, en conséquence, de projeter sur le partenaire une image par trop défavorable.
La tentation est alors de repartir et de recommencer l’aventure ailleurs. La plupart des thérapeutes conjugaux s’entendent à dire que si bon nombre d’hommes et de femmes se séparent c’est qu’ils n’arrivent pas à surmonter cette étape de la désillusion. Et le psychanalyste Jean-G Lemaire ( in Le couple, sa vie, sa mort 1979 ) nous dit : « Tout se passe comme, si à la base de toutes les relations, on trouvait d’abord la quête d’une relation visant à confronter un Sujet jamais suffisamment comblé ni sécurisé ».

         3 L’étape du choix.
La relation amoureuse s’installe si les conjoints décident tous les deux de confronter leurs différences, et de poursuivre ensemble le chemin plutôt que de fuir chacun de leur côté. L’amour de couple est affaire de décision et de volonté. Ce faisant, on se situe au-delà des humeurs et des émotions, instables par nature.
On peut alors dire : « Aujourd’hui j’ai perdu mes illusions, mais je choisis de continuer avec toi pour essayer de construire dans la réalité ». Ou bien comme le disait Marie-Cécile : « Nous avions chacun une personnalité assez forte et je ne crois pas que nous étions un couple totalement fusionnel. Mais il est vrai qu’il me fascinait. Ensuite lorsque nous avons commencé à cohabiter, il est descendu de son piédestal. Comme il voulait toujours prendre toutes les décisions, j’avais souvent l’impression qu’il me reprochait de ne pas jouer le rôle d’une petite fille que l’on protège. Je me rebellais et nous nous disputions de plus en plus. J’ai fait ma crise et j’ai eu envie d’aller voir ailleurs. Il l’a très mal pris. Après la crise, et après une séparation transitoire, nous avons pu prendre un nouveau départ. Mais c’est grâce aussi au soutien psychologique, que nous sommes allés chercher auprès d’un conseiller conjugal, que nous avons pu démarrer une nouvelle histoire sur des bases différentes ».

         La capacité du couple à durer est fonction de sa capacité à reconstruire régulièrement du neuf, en effet comme le dit le psychanalyste Jean-G Lemaire : « Les couples qui se contentent de supporter leur usure ne durent pas ; ils se rendent possible une relation de cohabitation, mais ils meurent en tant que couples, même s’ils gardent une façade légale ».

         Sans doute est-il facile de tomber amoureux, mais vivre l’amour dans une relation durable est plus difficile. Cela suppose que l’on a développé une aptitude suffisante à accepter le partenaire tel qu’il est vraiment. On fréquente alors un autre monde, le monde de notre partenaire qui n’est jamais tout à fait le nôtre et auquel il faut bien s’adapter. Ses besoins et ses désirs vont parfois se heurter aux nôtres. Finie l’illusion du double ! Il nous faut accepter la différence et notre état de séparation fondamentale. Il nous faut reconnaître l’autre, c'est-à-dire le respecter, et renoncer à la symbiose. Notre partenaire ne pourra jamais se conformer à toutes nos exigences, ni répondre à tous nos fantasmes… Cependant si nous choisissons de vivre ensemble, chacun d’entre nous devra abandonner une part de son autonomie, une part de son indépendance pour créer un espace commun au couple. Sans oublier que chacun aura aussi besoin de conserver son espace vital personnel… Tous les couples ne sont-ils pas confrontés à ce que le philosophe Schopenhauer appelait le dilemme des porcs-épics : ils ont à la fois un très grand besoin de se rapprocher mais aussi de s’éloigner pour ne pas se faire de mal par une trop grande proximité.

         Schopenhauer écrit : « Un jour d’hiver glacial, les porcs-épics d’un troupeau se serrèrent les uns contre les autres afin de se protéger contre le froid par leur chaleur réciproque. Mais douloureusement gênés par les piquants,ils ne tardèrent pas à s’écarter de nouveau les uns des autres. Obligés de se rapprocher de nouveau, en raison du froid persistant, ils éprouvèrent une fois de plus l’action désagréable des piquants et ces alternatives de rapprochement et d’éloignement durèrent jusqu’à ce qu’ils aient trouvé une distance convenable où ils se sentirent à l’abri des maux ».

         Dans la relation amoureuse trop de fusion et c’est la confusion ! Aussi, bien souvent, pour donner les meilleures chances de longévité à son couple, pour lui donner un second souffle, le remède sera de préserver une autonomie suffisante à chacun.
Ne faut-il pas laisser de l’espace à la personne qu’on aime ? Et pour qu’elle ne devienne pas étouffante, ne faut-il pas fixer une borne à l’intimité conjugale ?

         Dans un couple, nous sommes deux personnes distinctes qui embarquons pour un même voyage. Et pour que la croisière soit belle, appliquons dans notre relation les règles du «premier carré magique» ( dont nous avons déjà parlé ). Il y a dans ce carré quatre coins, quatre espaces à occuper : l’espace du donner, l’espace du recevoir, l’espace de la demande et l’espace du refus. Pour que notre relation soit saine et se déroule le mieux possible il convient de savoir donner et recevoir au bon moment, demander et refuser à bon escient.
Rappelons nous aussi que même lorsque l’on vit un amour conjugal fait de complicité mutuelle et de tendresse, chacun d’entre nous est néanmoins responsable de sa vie et de son bonheur.

Les « petits » tiraillements dans la vie du Couple.

         Patricia ne supportait pas que Philippe passe des heures à s’occuper de son jardin. Et Philippe reprochait constamment à Patricia de conduire trop lentement. Dans un couple l’erreur ne serait-elle pas très souvent de vouloir à tout prix une entente absolument parfaite comme si l’on partageait son existence avec une âme soeur, un alter ego dont toutes les façons d’être seraient semblables aux nôtres, un clone, en quelque sorte ? Bien sûr les différences peuvent nous contrarier voire même être source d’agacement... Mais l’Amour n’est-ce pas selon la belle formule de Jacques de Bourbon Busset « Quand la différence ne sépare plus » ?

      N’est-il pas évident, que lorsque l’on a une personnalité suffisamment affirmée, la différence de l’autre n’est pas ressentie comme une menace éventuelle. Et dés lors on n’est pas obsédé par le besoin d’imposer sa vérité ?

         Une personne suffisamment mature ne cherche plus à contrôler l’autre que ce soit à travers la domination ou la soumission. Et lorsque les deux partenaires d’un couple ne sont pas liés par ce besoin de dominer ou de se soumettre, chacun d’entre eux peut conserver sa part d’autonomie et d’indépendance sans que le partenaire ne se sente insécurisé ! Lorsque des ajustements réciproques et des assouplissements mutuels s’avèrent nécessaires, ils se font facilement.

         Il peut arriver que la mésentente dans le couple ne soit pas faute d’amour ou d’incompatibilité profonde mais qu’elle soit faute de compréhension et surtout de communication. Les partenaires de la relation ne parlent pas suffisamment de leurs petits différends ou de leurs désaccords par crainte d’engendrer un conflit ou par souci d’éviter de se retrouver coupables d’une faute. On évite de faire une remarque pour ne pas être blâmé soi-même. Ou bien encore il peut arriver que l’on ne sache pas comment s’exprimer sans blesser l’autre.

         Mais c’est possible !

         Jacques Salomé, dans ses nombreux ouvrages, a bien expliqué que dans une relation il est capital de parler de soi, de ce que l’on ressent, sans incriminer l’autre, sans le tenir pour responsable du malaise que l’on ressent… Aussi convient-il de proscrire et de jeter aux oubliettes les récriminations du genre :

         « Tu ne me comprends jamais »

         « Tout est de ta faute »

         « C’est toujours toi qui… »

D’où vient le malaise ?

         Sophie raconte : « Si je voulais être aimée passionnément c’est parce que j’avais encore besoin de guérir la petite fille que j’avais été. »

         Nous voudrions avoir trouvé la perle rare qui vient combler toutes nos attentes. Mais serons nous suffisamment conscients pour reconnaître que par nos attentes irréalistes nous adhérons seulement à l’un des produits de notre culture. Peut-être sommes nous toujours insatisfaits parce que dans nos programmes inconscients nous rêvons de Stars. Dés notre plus tendre enfance les modèles culturels se sont installés très précocement. Dès lors, dans un monde décrit comme foncièrement hostile où le salut vient de la rencontre d’un être providentiel, comment ne pas être profondément déçu de ne se retrouver qu’avec quelqu’un d’ordinaire et de normal qui ne ressemble pas assez à nos fantasmes ? Qu’allons nous faire pour soulager nos sentiments d’inconfort et notre frustration ?

         Le mariage et le couple ne sont pas le médicament miracle qui viendront guérir toutes les blessures affectives du passé. Mon partenaire n’est pas là pour m’assurer du bonheur. Il n’est pas là pour subir tout le poids de mes critiques lorsque je me rends compte qu’il n’est pas le Superman ou la Superwoman que je cherchais, celui ou celle dont le comportement va me séduire ou me ravir à tout moment. Et je n’ai pas à considérer que l’autre est là pour me donner à tout moment toute l’attention dont j’ai besoin de manière exclusive.

         Ce n’est pas à mon partenaire de venir combler, par ses attentions incessantes, une trop mauvaise estime de moi ou un trop grand sentiment d’échec.

         La recherche d’un partenaire idéal qui me comblerait en tout peut cacher le désir infantile de trouver l’équivalent d’un parent parfait qui serait porteur d’un amour inconditionnel. Dans la mesure où l’on aura manqué dans l’enfance d’une relation suffisamment nourrissante sur le plan affectif nous souffrirons d’une attente excessive d’amour et nous en ferons porter tout le poids à notre compagnon ou à notre compagne !

         Aussi est-il important de se dire :

         N’y a-t-il pas une quantité limitée d’attention et de temps que mon partenaire peut me donner ?

         Et si mon besoin d’être écouté et reconnu ne peut être comblé à l’intérieur de mon couple n’y a-t-il pas d’autres sources, comme l’amitié par exemple, susceptibles de m’apporter ce dont j’ai besoin ?

         A l’encontre de l’amour est le désir d’avoir de l’autorité sur son partenaire, le besoin d’exercer sur lui un contrôle en se prétendant responsable de la manière dont il est censé se conduire. Lorsque l’un des deux partenaires a une nature trop dominante, le risque pour la relation amoureuse est grand. Le partenaire dominant est tenté d’annexer l’autre, et de le placer sous son emprise. La personne trop soumise, elle, croit sauver son couple en acceptant l’inacceptable. Et si, dans un autre cas de figure, les deux partenaires sont de nature dominante, on va au devant d’énormes conflits...

         C’est l’histoire de Charlotte et de Pierre-Marie :

         Ils se sont connus sur les bancs de l’Université. Ils étaient du même milieu social, avaient le même âge et partageaient les mêmes goûts. Coup de foudre quand ils se sont rencontrés. Entre eux est née une passion dévorante, à la fois physique et intellectuelle. Tous deux adoraient la peinture, la littérature, le ski, les voyages. Tout le monde, leurs parents et amis, disait qu’ils étaient faits pour s’entendre. Mais le caractère excessivement autoritaire de l’un et de l’autre a très rapidement rendu impossible leur vie de couple. Chacun voulait imposer à l’autre ses envies, et les disputes étaient de plus en plus fréquentes au fur et à mesure que le temps passait. Chacun espérait devenir le leader du couple et soumettre l’autre… Ils ont fini par se séparer.

         L’enjeu dans une relation amoureuse n’est pas de gagner l’un contre l’autre ! Il ne s’agit pas de remporter une compétition ! Il s’agit simplement de connaître et faire respecter ses limites. Quand le respect de soi est gravement menacé dans la relation, il devient urgent de les imposer plutôt que de se soumettre pour maintenir coûte que coûte la relation.

Le besoin compulsif de sauver l’autre.

         Aline s’est mariée avec un homme alcoolique et violent, comme l’était son père... Elle est malheureuse depuis de nombreuses années, comme l’était sa mère. Et parfois son mari la bat. Pourquoi reste-t-elle avec cet homme ? Après quelques entretiens et avec l’aide de son thérapeute, elle a pris conscience, qu’au travers de sa relation de couple, elle tentait de résoudre une histoire ancienne en se donnant inconsciemment le contrat de guérir son père malade et la mission de sauver sa mère...

         Aline raconte : « C’était ma petite maman adorée, je voyais bien comme elle était sensible et je ne voulais pas la voir triste. » Et elle ajoutait : « J’avais six ans et je lui ai dit : tu as de la peine et je vais te consoler ». Adolescente, elle ne sortait jamais avec les jeunes filles de son âge et prenait toujours ses vacances seules avec sa mère.

         Il est excessivement perturbant pour un enfant de se trouver dans la position de devoir assurer le rôle de gardien de la protection et de la sécurité d’un parent dont il devrait recevoir naturellement cette protection et sécurité. Une telle inversion des rôles est particulièrement pathogène et les effets s’en font grandement ressentir à l’âge adulte. On observe alors fréquemment le tableau d’une personne gravement dépendante qui se tient pour responsable du bonheur de son partenaire et s’y consacre de toutes ses forces mais qui néglige totalement de s’occuper du sien propre.

         Si votre relation de couple repose dans une bien trop large part sur le besoin d’aider et de soutenir un partenaire excessivement perturbé, dont vous avez épousé le pire bien plus que le meilleur.

Demandez-vous :

         Est-ce que vous êtes en train d’essayer de régler un problème d’enfance ?

         Est-ce que vous espérez inconsciemment que la personne la plus importante pour vous finira bien par vous aimer après tout ce que vous avez fait pour elle... ?

         Est-ce que l’on vous a tellement appris à vous sacrifier pour que vous vous sentiez coupable chaque fois que vous ne faites pas suffisamment d’efforts dans ce sens... ?

         Et si ce désir de guérir à tout prix son partenaire n’était qu’une manière de ne pas se confronter à ses difficultés personnelles ? Les thérapeutes américains ont appelé cela la co-dépendance. On peut choisir de vivre avec un conjoint à problèmes, alcoolique, toxicomane ou violent afin de s’occuper de quelqu’un qui va plus mal que soi pour mieux dénier ses propres problèmes. On se donne ainsi un statut de sauveur, mais le prix à payer n’est-il pas trop fort ?

Pour guérir et sortir de l’impasse :

         Ne soyez pas un forçat de l’amour, ni une martyre de première classe ! Comme le dit Marie- Anne: « Peut-être avais-je besoin de me sentir supérieure en étant la parfaite épouse qui veut le bien de son mari ».

         Lorsque la situation est insupportable et que vous portez le fardeau des délires de votre conjoint ne vous imaginez pas que votre amour va le faire changer...

         Rappelez-vous ce qu’André Gide disait : « Ne peut rien pour le bonheur d’autrui celui qui ne sait être heureux par lui-même. »

         Et soyez assurés qu’aussi douloureux que cela soit à admettre, et peu importe combien vous pouvez aimer une autre personne, vous ne pouvez la guérir malgré elle ! Car malgré toute la sincérité de vos sentiments vous n’êtes pas la personne la mieux placée pour l’aider !
Rappelez vous aussi que si votre partenaire a l’impression de trouver quelqu’un qui renonce à être traité correctement il cessera de vous respecter.

         Vous serez guéri le jour où vous refuserez que l’on abuse de votre amour. Et lorsque votre partenaire vous fait souffrir inutilement, souvenez-vous que c’est par ce besoin là que vous avez de vous faire reconnaître dans tous vos efforts qu’il vous tient ! Robin Norwood, dans son livre Ces femmes qui aiment trop, nous dit qu’il faut savoir cesser d’être en lutte avec son partenaire pour l’aider efficacement à guérir et que la seule issue est d’admettre son impuissance à le changer.

         On peut cesser de s’illusionner avec l’utopie d’un amour tout puissant.

         Des femmes maltraitées et battues vont jusqu’à s’imaginer qu’avec encore un peu plus d’amour elles réussiront à guérir leur compagnon. Mais certaines personnes ne veulent absolument pas changer leur comportement. Et comme le dit le dicton populaire on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif. Avec les meilleures intentions du monde on ne peut pas rendre l’autre heureux malgré lui. Aussi faut-il faire le deuil d’un fantasme de toute puissance.

Il est toujours temps d’arrêter de nier vos propres besoins.

         C’est ce que Diana a compris lorsqu’elle raconte : « J’avais vachement pris sur moi et à l’époque tout le monde en a été content. J’ai mis des années à m’en sortir de ce rôle de toujours vouloir aider. Maintenant j’ai pris du recul, je le fais encore mais à petite dose. A mon copain je lui dis : si ça continue comme ça, je sais pas si je continuerai la relation de couple. Je ne veux pas que ça soit une relation infirmière-malade. Je lui ai dit aussi d’essayer d’aller vers les autres, et que parfois il faut faire l’effort d’aller vers les gens qui nous veulent du bien. Je lui ai dit que s’il n’était pas là quand moi j’avais besoin de lui, c’est une relation déséquilibrée. Maintenant j’ai encore et toujours le réflexe de vouloir aider mais je le fais seulement quand je sens que j’aime ça. Je ne me sens plus obligée de le faire. Et surtout, maintenant je demande aussi pour moi. Car moi aussi j’aime recevoir ».

La séparation :

         On enregistrait un divorce pour dix mariages dans les années cinquante. Le taux des divorces a quadruplé au cours des dernières années. Aujourd’hui, globalement on enregistre un divorce pour trois mariages. L’éclatement du couple, qu’il s’agisse de personnes mariées ou non, est devenu une histoire banale. Il est souvent inéluctable dans la mesure où un grand nombre d’hommes et de femmes refusent de poursuivre une vie de couple lorsque celle-ci leur semble trop lourde à porter.

Quoique douloureuse, la séparation peut être vécue comme une prise de conscience salutaire :

         Martine raconte :

« J’avais de la peine au coeur mais je ne le savais pas. J’étais tout le temps fatiguée, je me croyais atteinte d’un cancer, et je ne comprenais pas pourquoi tous les examens se révélaient négatifs. Finalement une amie m’a suggéré en me regardant droit dans les yeux que je n’étais peut-être pas très heureuse avec mon compagnon. J’ai fondu en larmes, mais après je l’ai remerciée. Je m’étais crue malade alors que tout simplement je me sentais mal parce que j’étais en train de gâcher mon existence avec cet homme. Tout avait bien commencé, car au début nous étions très amoureux, mais depuis quelques mois déjà les bisous et caresses étaient bien loin. Ce n’était plus qu’un souvenir ».

         Jean-Paul raconte : « Je n’ai jamais vraiment senti que Claire et moi nous étions engagés. Cela faisait des années que l’on vivait l’un à côté de l’autre mais pas vraiment ensemble ! La vie était triste. Notre mariage durait depuis dix ans. Pourquoi m’a-t-il fallu si longtemps pour partir ? Peut-être parce que, depuis longtemps, je me voyais la corde au cou. Mais surtout je crois bien que c’est la séparation et la solitude qui me faisaient peur. Un jour j’ai quand même fini par me dire qu’après tant d’années à se sentir étrangers l’un à l’autre, il fallait en finir ».

         Brigitte raconte :

         « Il était difficile de m’avouer que cet amour auquel j’avais cru si fort n’était qu’un leurre. Je ne voulais pas savoir. Et je me sentais coupable vis à vis de ma fille de rompre la cellule familiale. Il a fallu que la souffrance devienne intolérable pour que je commence à envisager une séparation. Pendant longtemps, je n’étais pas arrivé à quitter mon mari, à cause de mon sentiment d’échec et parce que j’avais peur que ça recommence la même chose avec un autre ».

         Elle ajoute :

         « Nous vivions dans une tension permanente. Nous étions prisonniers d’une mini-guerre non déclarée. Nous avions pris l’habitude de nous faire de petits commentaires venimeux sur un ton tout à fait civilisé. On était coincés là dedans. Il n’y avait plus entre nous aucune chaleur, aucune affection et nos relations sexuelles s’étaient raréfiées. J’ai entrepris une thérapie. J’ai commencé à comprendre pourquoi je m’étais mise dans cette situation, dans une histoire qui était bien plus fondée sur la dépendance que sur l’amour. J’ai aussi commencé à m’intéresser à d’autres hommes et j’ai compris que la vie pouvait me donner une autre chance ».

 

Rompre peut aussi être une question de respect de soi. En voici un exemple :

         Anne-Lise ne s’était jamais fixée affectivement. Pendant de nombreuses années, elle était restée célibataire. Elle avait bien fait quelques rencontres, mais cela ne durait jamais plus de quelques mois. Lorsqu’elle est tombée amoureuse de François, cette fois, elle a eu le sentiment « d’avoir trouvé le bon » dit-elle. Ils se sont mariés et ont eu deux enfants. Pendant cinq ans tout s’est bien passé. Mais elle vient d’apprendre, que depuis deux ans, il a une liaison régulière avec une autre femme. Et depuis peu, il ne se cache plus, en prétextant comme il en avait l’habitude des réunions de travail. Il lui arrive de passer des week-ends entiers avec sa maîtresse. Anne-Lise est complètement désemparée, et a l’impression, dit-elle « que le monde s’écroule ». Son mari lui fait des reproches incessants, il lui dit : « Tu m’ennuies avec tes problèmes ! » Il a aussi la grossièreté de lui dire : « Tu es devenue moche depuis tes grossesses ». Anne-Lise a cependant longtemps supporté l’humiliation car, dit-elle : « Avec deux enfants, le choix était difficile ».

         Quand l’échéance d’une séparation est devenue inéluctable, la question est de savoir si nous allons la gérer ou la subir... Par ailleurs faire sainement le deuil d’une relation suppose d’avoir le courage d’en faire le bilan, de reconnaître en quoi cette relation a pu être porteuse de sens à une certaine époque, de notre vie et comment elle a même pu être source d’évolution et de maturation.

Mais on peut aussi décider de rester ensemble et de poursuivre la route commune ! Cela peut aussi être un choix. Et sans doute n’y a-t-il pas de danger à rester si la relation est suffisamment vivante et porteuse du respect de chacun !

         N’écoutez pas ceux qui tenteront de vous persuader qu’il faut rompre, car généralement même avec les meilleures intentions du monde ils ne font que vous dire ce qu’ils feraient eux, à votre place. Mais justement ils ne sont pas à votre place. N’écoutez pas non plus ceux qui voudront vous persuader qu’il faut maintenir coûte que coûte votre couple car eux aussi ne font que vous dire de faire ce qu’ils feraient à votre place. . .

         Anne-Lise s'était confiée à de nombreuses amies qui lui avaient donné des conseils très différents : certaines lui disaient de rester mais de prendre un amant, d’autres de mettre son mari à la porte puisqu’elle ne supportait plus la situation, et qu’il se comportait comme un goujat. D’autres encore lui conseillaient d’être patiente, et d’attendre que son mari revienne à de meilleurs sentiments. En fait toutes les solutions lui faisaient terriblement peur et Anne-Lise avait surtout besoin de surmonter un énorme sentiment d’insécurité qu’elle traînait depuis sa plus tendre enfance. Il lui fallait l’aide d’un professionnel assez neutre pour ne pas tenter de l’embarquer dans une direction ou dans l’autre.

         Dans bon nombre de situations extrêmes, les choix sont difficiles, l’important est d’acquérir, lorsqu’elle fait défaut, la force nécessaire pour en assumer les conséquences.

Le couple qui dure :

         Si vous voulez préserver votre couple soyez vigilants. En effet, si vous faites passer vos loisirs ou votre travail avant votre couple (heures supplémentaires au boulot au détriment de votre foyer) certainement vous mettez en danger votre couple.

         Si vous mettez vos amis ou vos parents en avant au lieu de privilégier l’intimité de votre relation de couple, encore une fois vous mettez en danger la vie de votre couple.

         Si vous vous consacrez trop à vos enfants en négligeant les besoins affectifs et sexuels de votre partenaire, vous mettez en danger la vie de votre couple.

         Et si vous voulez préserver la bonne santé de votre couple, n’oubliez pas par exemple :

         De ne pas laisser la routine vous installer dans des relations stéréotypées.

         De célébrer régulièrement l’anniversaire de votre rencontre, de votre mariage ou de la Saint Valentin.

         De partir ensemble quelque temps sans les enfants, que ce soit pour faire une croisière sur un paquebot de luxe ou tout simplement une petite randonnée à vélo. Donnez-vous de nouveaux petits rendez-vous d’amoureux !

La Communication.

         Pendant des siècles l’emprise du social et des institutions était telle que le mariage nous garantissait une certaine stabilité. Mais aujourd’hui le couple est régulièrement en danger de rupture. Si nous voulons le préserver, prenons conscience du fait qu’aucune relation n’est jamais à l’abri du changement. La relation n’est pas statique, elle est vivante, elle évolue… Faisons donc en sorte qu’elle évolue toujours vers un mieux. Car si nous laissons faire les choses, et si nous ne sommes pas assez vigilants, avec le temps nous risquons de nous installer dans une routine qui génère l’ennui. Nous sombrerons dans la déprime ou nous irons voir ailleurs.

         Notre partenaire a besoin d’étonnement de surprise, de renouveau. Faisons donc des projets ensemble, et pour cela communiquons !

         Par ailleurs quelque soient votre bonne volonté et l’intensité des sentiments qui vous animent, vous êtes deux êtres différents et vous ne manquerez pas un jour ou l’autre de vous opposer dans un conflit. Encore une fois il faudra communiquer pour résoudre le problème !

         Oui, pour que votre couple dure, il vous faut communiquer !

         N’attendez donc pas que s’accumulent les rancoeurs pour commencer à communiquer…

         Quand on est tombé amoureux de quelqu’un d’autre qui, lui, nous donne toute l’attention, que notre cœur en souffrance espère, il est peut être déjà trop tard.

         C’est ce qui est arrivé à Brigitte qui raconte : « Il n’y avait plus beaucoup de dialogue entre mon mari et moi. Mais j’avais un ami, un collègue de travail, c’était mon confident. Tous les midi, on allait déjeuner ensemble à la cafeteria. D’abord on était simplement amis, puis on a découvert qu’on s’aimait et on est devenus amants ».

         Notre partenaire ne lit pas forcément dans nos pensées, il n’a pas forcément le don de télépathie, aussi faut-il lui parler, lui dire ce que nous ressentons, lui confier nos aspirations, nos désirs. Mais la communication réussie, est une communication dans laquelle on s’abstient absolument de charger l’autre de griefs et de reproches.
Lorsqu’un conflit nous oppose, c’est une habitude tellement enracinée dans notre culture, de porter des jugements, des blâmes et des condamnations, qu’il faut avoir acquis une grande maîtrise de soi pour exercer l’art de parler de soi sans prendre le rôle d’un procureur ou d’une victime.

Si l’on veut communiquer de manière efficace, il y a donc un certain nombre d’expressions à proscrire absolument, comme par exemple

         « Je crois que tu as des problèmes, tu devrais aller voir un psy… »

         « Le mari de ma copine est plus chaleureux que toi »

         « Tu ne sais pas donner de l’affection »

         « Tu ne m’aimes pas »

         « Tu es obsédé par le sexe »

 

La Communication efficace :

         Communiquer c’est chercher un terrain d’entente plutôt que de chercher à avoir raison. ( Vous pouvez éviter de donner à votre partenaire l’impression que vous cherchez à lui donner une quelconque leçon. )
Communiquer c’est mettre en commun.
Communiquer c’est parler de soi, et de son vécu dans la relation, tout simplement. Pour un couple apprendre à communiquer commencera donc par apprendre à s’écouter vraiment l’un et l’autre.

         Communiquer veut surtout dire écouter c’est à dire prendre le temps d’inviter l’autre à s’exprimer pour vérifier ce que j’imagine et pense à son propos.

Ecouter l’autre c’est :

         Ne pas anticiper mentalement sur ce qu’il va dire.

         Etre attentif à ses mots qui n’ont pas toujours le même sens qu’ils peuvent avoir pour moi.

         Etre attentif à la manière dont ils sont dits.

         Pour une communication réussie, il est indispensable de respecter les quelques règles de base qui suivent :

         Ne pas interrompre son partenaire,

         Reformuler ce qu’il a dit et vérifier si l’on a bien compris peuvent aussi être des outils essentiels. ( Sinon nous prendrons le risque de n’être pas véritablement en contact avec lui mais seulement avec l’image que nous avons de lui.)

         Communiquer veut surtout dire écouter c’est à dire prendre le temps d’inviter l’autre à s’exprimer pour vérifier ce que j’imagine et pense à son propos.

         Parler un peu plus de soi-même, et de ses attentes.

         S’exposer, se montrer, car notre partenaire ne pourra pas toujours nous deviner !

         Mais communiquer voudra aussi dire faire des demandes ( sans que cela prenne la forme des exigences comminatoires…Demander ne veut pas dire exiger. Je peux tout demander si je n’exige rien).

En cas de conflit, rappelez-vous :

         Ce n’est pas dans les moments trop chargés émotionnellement qu’il faut communiquer.

         Communiquer veut dire renoncer à rendre l’autre responsable de mon malaise.

         Communiquer c’est renoncer à toutes menaces, chantages ou pressions quelconques.

         Communiquer c’est arrêter de s’opposer comme si les hommes et les femmes venaient de deux planètes différentes.

         Une Communication réussie est celle qui permet de résoudre un conflit sans qu’il y ait ni perdant ni gagnant.

         Lorsque ça va mal dans le couple, le réflexe est de dire : c’est de sa faute (à l’autre). Mais il faut sortir de l’idée que notre malheur intime est causé par ses insuffisances ou ses déficiences.
Pour établir avec succès une relation mutuellement satisfaisante il faut renoncer à toutes sortes de manipulation culpabilisante du style : « C’est à cause de toi que je ne suis pas heureux(se) » en guise de communication.

         Si vous vous surprenez à penser : je serai heureux lorsqu’il (ou elle) se décidera à changer, c’est mauvais signe. Mais peut-être est-il alors encore temps de mettre cartes sur tables et de redéfinir ensemble la relation.

         Le plus souvent c’est de relation qu’il faut changer, pas de conjoint.

         L’amour est bien vivant lorsque l’on s’aime sans exiger rien l’un de l’autre. Il le demeure quand on partage ce que l’on a en commun en respectant les différences de chacun.

Couples immatures et couples sains.

         On se marie, ou l’on se met en couple et le cœur est en fête. On invite les amis à venir célébrer cette réussite. Mais le mariage n’est pas une destination qui garantit le succès du couple c’est plutôt le début du voyage. Et si les choses tournent mal il faut renoncer à la tentation de croire que l’on a simplement été abusé par son partenaire, et se mettre alors dans la position du Procureur qui va charger de reproches son partenaire devenu l’accusé.

         On peut s’être marié avec un fantôme et vivre avec quelqu’un d’autre. Le plus souvent, si il y a problème pour se comprendre dans le couple, peut-être est-ce parce que nous ne sommes pas en contact avec l’autre, mais seulement avec l’image que nous avons de lui, et que cette image fait écran.

         Il existe des couples ayant acquis une certaine maturité, mais il en existe aussi beaucoup qui manifestent une grande immaturité. On peut essayer de les décrire de la façon suivante :

Les couples immatures :

         Ce qui frappe au premier abord c’est qu’ils paraissent bien plus soucieux de maintenir la relation, et surtout l’image qu’elle peut présenter socialement, que de travailler à améliorer la qualité de la relation.
Chacun s’accroche à une image idéale et stéréotypée du couple.
Chacun reproche continuellement à l’autre de n’être pas conforme à l’idéal qu’il se fait du couple.
Chacun vit excessivement dans la crainte de perdre l’autre.
Chacun essaie de « bouffer » l’autre et d’en tirer le maximum.
Les enfants servent de prétexte pour mettre une distance entre soi et l’autre.
L’autre est là surtout pour combler un manque et pour masquer une grande crainte de la solitude.

Les couples sains :

         Dans un couple sain il est possible d’arriver à surmonter les blessures, les malentendus et les déceptions sans perdre la volonté de continuer ensemble.
On ne tient pas la relation pour acquise et l’on s’efforce de la rendre toujours vivante.
Comme le dit Scott Peck ( in Le Chemin le moins fréquenté ) la vie est difficile. Mais chacun des membres d’un couple sain est soucieux de soulager le fardeau de l’autre et d’accroître ses joies.
On peut dire qu’il y a couple lorsque le bien de l’autre m’importe autant que le mien.
Dans un tel couple je demande beaucoup à mon partenaire mais je n’exige rien.
Je lui donne beaucoup sans considérer que cela me met en droit de recevoir.
Nous faisons des projets ensemble.
Nous savons aussi vivre des moments plus ou moins longs l’un sans l’autre.

Propositions pour aller mieux dans son couple  :

         Pour ne pas faire dépendre mon bonheur uniquement du couple que je forme avec mon partenaire mais pour bien vivre avec lui et rendre notre relation aussi satisfaisante que possible, je peux m’engager à :

         1/ Me déclarer personnellement responsable de mon bonheur et agir en conséquence.

         2/ Mieux profiter de la vie.

         3/ Utiliser au mieux mon temps, en tenant compte de mes priorités, c'est-à-dire en faisant plus souvent ce que j’aime et en ne gaspillant pas mes heures et mes jours dans des activités superflues ou stériles.

         4/ Passer plus de temps avec les personnes que j’aime réellement.

         5/ Agir en sorte que notre relation soit basée sur le souci de l’autre afin d’être épanouissante pour chacun d’entre nous. ( Prendre soin l’un de l’autre le plus souvent possible.

         6/ Chercher de nombreuses occasions de nous faire plaisir l’un à l’autre.
             (Par exemple s’offrir des présents inattendus)

         7/ Faire en sorte de ne jamais tomber dans la routine et l’ennui.
             (Avec la routine, le couple se met en danger d’asphyxie).

         8/ Ne jamais cesser d’avoir des projets communs.

         9/ Donner la première place à la tendresse.

Quelques questions utiles :

         Comment préservez-vous votre espace personnel et qu’y faites-vous ?

         Comment respectez-vous l’espace de votre partenaire ?

         Comment communiquez-vous à partir de ces deux espaces ?

         Comment protégez-vous et aménagez-vous l’espace qui vous est commun ?
         (Quels projets faites-vous ensemble ?)

         Accordez-vous autant d’importance à vos besoins qu’à ceux de votre partenaire et quelle importance accorde-t-il aux vôtres ?

         Comment vous ouvrez-vous sur le monde ?
Laurence de Bourbon-Busset disait : «La meilleure preuve qu’on aime quelqu’un, c’est qu’on voudrait que tout le monde à partir de cet instant soit vraiment heureux ».

         L’un des principaux pièges dans la relation de couple c’est de croire que l’autre vous doit le bonheur. Un autre piège c’est de vouloir, sans en être vraiment conscient, prendre bien plus que de donner. Faire attention à l’autre permet de rétablir l’équilibre. Une grand-mère que l’on interrogeait sur les raisons de la longévité de son couple disait : « Gaston et moi il n’y a pas de jours où nous ayons arrêté de faire attention soigneusement à l’autre ».

 

Heureux pour la vie

 

      Claude Marc Aubry est l'auteur d'un ouvrage intitulé "Chasser la déprime et profiter de la vie" , paru en novembre 1999 aux Editions Dangles.

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