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Claude Marc Aubry, psychologue, psychothérapeute

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REUSSIR EN AMOUR

  Le texte ci-dessous est extrait du livre "Heureux en Amour" paru en automne 2003 aux Editions Flammarion.


isbn : 2082009386

  
Une crise - un cap difficile à passer - besoin d’en parler : 
Un premier entretien par téléphone est toujours possible.

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         A la suite d’une série d’échecs, d’amours qui nous ont fait mal, il est temps de se poser des questions. C’est ce qui nous permettra de reprendre confiance afin de ne pas envisager chaque nouvelle rencontre d’un homme ou d’une femme comme un nouveau risque d’erreur et de souffrance.

         On constate bien souvent de remarquables similitudes entre les problèmes d’un couple et ceux des parents de ce couple. Les situations se répètent d’une génération sur l’autre. Ainsi on voit des filles de père alcoolique ne s’attacher qu’à des hommes alcooliques. Elles ont vu souffrir leur mère, et elles ont bien entendu elles mêmes souffert lourdement de la situation. Néanmoins, des années plus tard, elles reproduisent le modèle de couple qui les a marquées. Et cela peut-être parce qu’inconsciemment elles n’arrivent pas à en concevoir d’autre et qu’elles s’imaginent qu’avec beaucoup d’amour elles finiront bien par réussir là où leur mère a échoué.

         Certaines femmes vont alors se retrouver avec un homme violent, comme l’était leur père, répétant ainsi l’histoire déjà vécue par leur mère dans son couple. Elles vont ainsi rejouer une nouvelle fois la tragédie familiale. D’autres au contraire, en épousant un homme plutôt faible et falot, vont répéter un autre type de scénario.

         Certaines histoires vont ainsi se reproduire d’une génération à l’autre. C’est le cas de Véronique dont le mariage des parents était synonyme de guerre permanente et qui, des années plus tard, se retrouve en conflit perpétuel avec son conjoint Jean-Paul.

         Dans sa vie de couple, Véronique s’était mise dans la peau de sa mère et avait reproduit inconsciemment le modèle familial. Elle en avait fait la réplique exacte en houspillant sans cesse son conjoint et en le harcelant pour des broutilles comme sa mère le faisait…

 

         Au cours de sa thérapie, elle a pris conscience que c’est pour conserver à tout prix l’amour de sa mère que, lorsqu’elle était enfant, elle a pris son parti, faisant bloc avec elle, en rejetant tous les torts sur son père, et l’accusant de tous les maux.

         Elle dit : “ J’ai pris conscience qu’en choisissant un homme qui ne me convenait pas vraiment et avec lequel toute entente était clairement impossible, et les disputes incessantes, j’obéissais au voeu secret de ma mère qui souhaitait que je ne sois pas plus heureuse dans mon mariage qu’elle ne l’avait été dans le sien ! Si j’avais été heureuse, elle se serait sentie trahie et humiliée et m’aurait rejetée à coup sûr. Mais je ne pouvais vivre sans l’amour de ma mère ! ”

         La mère de Véronique est une écorchée vive qui avait souffert de la haine que lui portait son propre père, le grand-père de Véronique, aussi cette dernière a-t-elle décidé un jour qu’aucun homme ne serait assez fort pour la blesser comme son père l’avait fait avec sa mère. Et c’est ainsi que Véronique s’est choisi un homme qui non seulement ne serait pas dangereux, mais encore serait suffisamment faible pour qu’elle puisse le dominer et humilier…

         Cette histoire nous montre, qu’aussi extraordinaire que cela paraisse, certaines personnes ont besoin d’un conjoint, non pas pour l’aimer mais pour le haïr !

         Lorsqu’on a été plus ou moins carencé d’un amour sain et équilibré de la part des parents, il faut s’attendre à ce qu’un profond désir de jouir de cet amour et d’obtenir cette affection que l’on a pas reçue vienne perturber d’une manière ou d’une autre nos relations amoureuses. Véronique aurait agi différemment si elle avait vu sa mère refuser de se maintenir dans une situation qui la rendait si malheureuse, et si sa mère en étant plus heureuse et plus épanouie dans son couple avait pu se rendre plus disponible pour sa fille.

         Une autre histoire est l’histoire de Roger. A l’entendre, il semble que ce jeune homme ne puisse rencontrer que des femmes qui le maltraitent. Mais un hasard qui se répète trop souvent n’est plus un hasard…

         Roger a été élevé par une mère célibataire qui n’a jamais supporté sa situation et qui exigeait toujours trop de lui. Pour ses résultats scolaires par exemple. Et aujourd’hui il semble bien que Roger ne puisse rencontrer que des femmes qui correspondent à son fantasme d’une mère jamais satisfaite et revendicative. Il est victime d’une véritable compulsion de répétition, qui le pousse à fréquenter constamment ce genre de femmes.

         Une compulsion, c’est une habitude de se comporter qu’on ne peut réfréner . Il y en a d’évidentes comme l’habitude de fumer cigarette sur cigarette, de trop boire ou de trop manger. Mais beaucoup d’activités tout à fait normales peuvent devenir compulsives. On se met à étudier trop, à réfléchir trop, à regarder la télé pendant des heures, à lire trop ou à travailler trop lorsque ce n’est pas nécessaire... Mais quand donc, est-ce trop ?
Peut être lorsque cela ne nous apporte aucune satisfaction profonde et que cela ne sert qu’à masquer, à camoufler de vrais besoins et de vrais désirs. Avec la compulsion de répétition nous en venons à répéter des situations, voire même des comportements ou des pensées qu’on ne peut pas s’empêcher de reproduire, malgré le malaise qui les accompagne. Sigmund Freud a bien décrit ce phénomène...

         On constate dans la vie amoureuse de beaucoup de personnes, que la compulsion peut les amener à répéter constamment des situations douloureuses malgré le désir qu’elles ont de trouver une relation satisfaisante.
Ces personnes vont par exemple régulièrement tomber amoureuses d’un homme ou d’une femme qui n’est pas libre et engagé ailleurs. Elles penseront généralement être victimes de la malchance, mais une analyse approfondie pourra mettre en lumière qu’elles ont fait le choix d’un partenaire qui n’est pas libre parce qu’elles ne sont pas vraiment prêtes à s’engager.

         Si vous vivez de manière répétitive une relation amoureuse qui vous fait souffrir parce que le partenaire que vous avez rencontré n’est pas libre. Demandez-vous :

         Ai-je assez confiance en moi pour aller vers une personne qui me convienne vraiment et avec qui j’ai de réelles chances d’établir une relation complète et durable ?

         Sinon pourquoi ?

         Ou bien encore, demandez-vous :

         Est-ce que je doute de ma capacité de plaire et de séduire ? Et cette relation pénible que j’entretiens, bien malgré moi semble-t-il, ne sert-elle pas à masquer ma peur de voir se terminer une relation plus heureuse et plus épanouissante dans laquelle je me serais investi(e) plus totalement ?

         Nous sommes souvent contraints par la compulsion à répéter des actes et des comportements qu’une programmation inconsciente a installés à nos dépens.

         Bien souvent, un certain nombre d’interprétations erronées plus ou moins conscientes viennent alimenter les compulsions. Maryse s’imaginait qu’accepter de dîner avec un homme c’était forcément tout accepter…Elle refusait donc systématiquement ce genre de proposition, car elle était trop anxieuse de ce que cela signifiait pour elle. Sylvie imaginait, comme sa mère le lui avait appris, que si elle montrait, la première, de l’intérêt pour un homme, elle le ferait fuir. En conséquence, elle ne pouvait s’empêcher de se montrer toujours excessivement réservée. Nadine affirmait : « Si je ne trouve pas quelqu’un à soulager je suis nulle ». Et elle ajoutait :
“ Mes parents ne s’entendaient pas, ma mère en souffrait énormément. J’étais témoin de leurs querelles régulières. Mon père la harcelait pour des broutilles, et je crois bien que j’ai absorbé comme par osmose les souffrances de ma mère qui était le souffre-douleur de mon père. J’aurais tellement voulu la soulager. C’est peut-être pourquoi j’ai toujours recherché des partenaires perturbés pour les libérer de leur souffrance ”.

         Nadine n’était donc pas suffisamment détachée de sa mère pour être disponible à sa propre histoire, pour faire sa vie à elle. Le fait qu’elle choisisse régulièrement le même type de partenaire montre bien à quel point les patterns de comportement inconsciemment acquis dans l’enfance peuvent être profondément ancrés.

         Pour vaincre la compulsion il faut porter une attention vigilante à vos pensées, à vos émotions, et à vos sentiments lorsque vous essayez de stopper l’activité compulsive. Mais pour cela, et pour faire face aux problèmes, il faut avoir le courage de voir ce que cache cette compulsion, et quelles croyances irrationnelles la sous-tendent.

         Chacun d’entre nous a le désir profond d’aimer et d’être aimé, mais un certain nombre de croyances illusoires peuvent conduire à des impasses. Il y a tout d’abord ce fameux mythe romantique de l’âme soeur qui nous a longtemps fait croire qu’il n’existait qu’une seule personne au monde, l’unique avec qui nous puissions vivre un grand amour… Il existe un mythe engendré d’abord par la littérature ensuite par le cinéma qui tend à nous faire croire qu’il suffit de dénicher le partenaire idéal pour filer le bonheur parfait dans l’amour sans plus avoir à se poser de questions.

         De nos jours, les rencontres sont plus faciles et plus nombreuses qu’autrefois, aussi admet-on le plus couramment, avoir plusieurs chances de réussir une vie de couple. Cependant le mythe romantique profondément enraciné dans notre subconscient va parfois nous conduire à la recherche d’un partenaire trop idéal qui n’existe pas. Ainsi Pierre raconte : “ J’ai souvent cru avoir trouvé l’âme sœur, quand je rencontrais une femme dont je tombais amoureux, mais très rapidement je butais sur des petits défauts, je m’apercevais qu’elle était loin d’être parfaite et je finissais par être déçu et me lasser. ”

         Une autre croyance qui peut tout faire rater, c’est de croire que l’amour fait mal... Un poète bien connu disait : “ Il n’y a pas d’amour heureux ”. Et beaucoup d’hommes et de femmes vont alors penser que l’amour, c’est difficile, et qu’on est toujours déçu... Pour ceux et celles qui ont été blessées dans une ou plusieurs histoires d’amour, une telle croyance qu’on pourrait qualifier d’un peu morbide va les entraîner, par le comportement qu’elle induit, à toujours plus de déboires dans leur vie affective, et d’échec en échec leur conviction va se renforcer.

         Si vous êtes régulièrement pessimiste à propos de vos relations amoureuses, demandez-vous : De quelles expériences ai-je été témoin dans mon enfance pour en arriver à cette façon dramatique de voir les choses ?

Un exemple de croyance plutôt néfaste :

         Anna disait : “ Les hommes sont soit des brutes, soit des faibles ”. Et elle s’attendait à ce que tous les hommes soient aussi terrifiants que son père. Alors bien évidemment, c’est ce type d’homme qu’elle attirait. Mais il y a plusieurs façons d’interpréter l’expérience et Anna, par sa généralisation abusive se construisait une croyance erronée.

         Il y a souvent une incompréhension entre hommes et femmes du fait de croyances erronées. Beaucoup d’hommes par exemple croient qu’un baiser, un câlin ou tout autre marque de tendresse doit nécessairement déboucher sur un acte sexuel. Et comme leur partenaire ne semble pas disponible ils se refusent à tout geste tendre.

         D’autres croyances peuvent se révéler plus ou moins néfastes. Si par exemple nous avons appris, sur le modèle de nos parents, qu’amour rimait avec disputes et conflit permanent, nous serons tentés d’en faire une règle intangible que nous aurons tendance à reproduire dans notre couple.

         Mais par ailleurs, on peut dire que généralement, lorsque l’on vit une histoire d’amour douloureuse, c’est parce qu’à un niveau plus ou moins conscient on n’a pas du tout la certitude d’avoir assez de valeur pour être traité de façon aimante et respectueuse.

         Si vous avez accepté l’idée que le bonheur ne peut durer, les faits vous donneront cruellement raison !

         Lorsqu’il se trouve, par malheur, que nous adhérons à des croyances issues du passé, nous en venons à nous limiter parce que nous sommes accrochés à une idée restreignante de ce que la vie peut nous apporter. Si vous êtes convaincu que le type de personne que vous recherchez est aussi difficile à trouver qu’une aiguille dans une botte de foin vous allez restreindre excessivement vos opportunités de rencontre. Et si vous pensez : je ne peux pas vivre avec un partenaire qui n’a pas telle ou telle origine sociale, telle apparence physique conforme aux modèles véhiculés par les media. Ou bien encore, si vous pensez : il n’est pas pour moi s’il ne possède pas de diplômes supérieurs aux miens, s’il n’a pas une situation professionnelle suffisamment aisée, et si son âge n’est pas trop différent du mien. Peut-être est-il temps d’aller jeter un coup d’oeil sur votre programmation amoureuse et de vous demander si elle ne vous limite pas excessivement.

         Nous pourrons modifier nos croyances issues du passé et les adapter aux réalités d’aujourd’hui dans la mesure où nous saurons faire si c’est nécessaire un travail d’analyse affective pour ensuite nous ouvrir à de nouvelles expériences.

         Examinez vos croyances, et surtout celles que vous ne vous avouez pas trop ! Demandez-vous s’il n’est pas temps de briser les mauvaises habitudes… Lorsque vous aurez pleinement réalisé que vous n’attirez que le genre de personnes pour lesquelles vous êtes disposées à la rencontre, et que cela vous limite terriblement, peut-être déciderez-vous à modifier votre façon de penser. Votre attitude changera, et alors les résultats ne tarderont pas à se faire sentir dans votre vie.

         En amour ce n’est qu’en cessant non seulement de croire au drame, mais encore en espérant bien au contraire le meilleur des possibles qu’on peut l’attirer à soi. Plus nous sommes positifs et confiants, plus nos efforts pour trouver un amour satisfaisant et enrichissant auront de chance d’être récompensés !

         Nous sommes tombés amoureux. Quand l’euphorie des débuts a peu à peu fait la place à un certain désenchantement, nous nous sommes retrouvés face à nous mêmes. Force a été alors de constater que l’on ne peut pas tout partager avec l’être aimé, qu’il ne répond pas toujours à nos attentes, et qu’hélas ! il lui arrive de ne pas nous comprendre. Si notre quête d’amour a été inconsciemment motivée avant tout par un besoin de reconnaissance et de valorisation, nous voilà gravement blessés et nous avons mal...

         On croit souvent que, pour réussir la relation, il suffit de trouver le partenaire en qui on puisse faire vraiment confiance. Mais c’est à soi même d’abord qu’il faut pouvoir faire confiance ! Et pour cela peut être faut-il d’abord avoir fait un peu de ménage chez soi : s’être autant que possible débarrassé de nos vielles douleurs et de nos vieilles blessures, afin de pouvoir accueillir l’autre dans un espace qui ne soit pas trop encombré des fantômes du passé…

         Anna raconte : “ Je haïssais l’idée du mariage, ça me rappelait trop l’univers étriqué de mes parents, mais en même temps j’avais tellement besoin d’établir une relation durable pour arrêter de galérer que je me suis mariée moi aussi et avec quelqu’un d’aussi paumé que moi. Evidemment je ne pouvais qu’en souffrir ”.

         Charles a perdu sa mère quand il avait six ans, et son père quand il avait huit ans est mort d’un accident de voiture. Jusqu’à ce qu’il fasse un travail de thérapie, il s’est toujours montré si “ collant ” et si jaloux, dans ses relations avec les femmes, ne les lâchant pas d’une semelle qu’elles ont toutes pris la fuite.

         Nos mauvaises relations actuelles prennent toujours leur source dans des schémas inconscients de comportement acquis dans le passé. Pour le jeune adulte, marqué dans son enfance par les carences affectives, bien souvent la vie de couple est inconsciemment recherchée comme un refuge ou un remède aux blessures affectives de l’enfance et de l’adolescence. Mais cet amour salvateur fera le plus souvent défaut parce que pour trouver une relation amoureuse suffisamment enrichissante et épanouissante, il faudrait attirer une personne bien plus équilibrée qu’on ne l’est soi-même. Et la plupart du temps cela ne marche pas ! Car lorsqu’on souffre d’un manque affectif, le risque est grand d’attirer une personne aussi handicapée affective que soi.

         Françoise, qui à la suite du divorce de ses parents, a été élevée par son père un homme froid et distant, qui ne l’aimait guère, a longtemps vécu dans un état chronique de crainte et d’appréhension, particulièrement au contact des hommes. Dans sa vie amoureuse, elle a subi de multiples déboires dont elle s’est maintes fois plainte auprès de son thérapeute. Mais un jour, voilà qu’elle arrive à sa séance rayonnante. Elle revient d’un séjour de vacances au Maroc où elle a rencontré Gilles. Heureuse et amoureuse, elle en parle avec enthousiasme. Elle dit que désormais ses ennuis sont finis, qu’elle va bien, et qu’elle souhaite arrêter sa thérapie…Mais deux mois plus tard, elle reprend contact avec son thérapeute car elle s’aperçoit qu’elle a encore beaucoup de difficultés à se faire respecter aussi bien par son amoureux que par ses copines.

         En reprenant son travail de thérapie et de développement personnel, Françoise a exprimé la colère contre son père, et de nombreux sentiments d’impuissance qu’elle s’était toujours efforcée de se cacher à elle-même. Se nourrissant de l’écoute, de l’attention et de la reconnaissance de son thérapeute pour ce qu’elle était vraiment, elle a appris à se faire confiance pour se lancer dans des activités qui lui apportent le plaisir de s’épanouir. Avec le soutien et l’encouragement de son thérapeute, elle s’est lancée dans des stages de Danse-Thérapie et de Clown-théâtre qui lui ont permis de s’exprimer et de s’extérioriser beaucoup plus dans un milieu mixte où la présence des hommes devenait pour elle de moins en moins source d’anxiété.

         Un travail de thérapie ou de développement personnel pourra aider à guérir les blessures du passé, car l’amour du partenaire ne comble pas tous les manques, loin de là. Il n’est pas le médicament miracle. Si son amour est réel, il apportera sans doute un mieux être, mais suffira-t-il à apporter la guérison ?

         Dans un travail de thérapie ou d’analyse émotionnelle, il sera possible de re-contacter de vieilles souffrances oubliées, et d’évacuer les tensions accumulées.

         Lorsque l’on se sent trop bloqué, reprendre contact avec des émotions refoulées depuis de nombreuses années, permet de libérer l’énergie nécessaire pour s’investir pleinement dans un projet de vie. De plus les émotions ont quelque chose à nous dire. Lorsqu’elles sont acceptées, elles nous révèlent ce que sont nos systèmes de croyance inconscients. Mais, pour recevoir leur message, il faudra cheminer dans le labyrinthe qui conduit à les retrouver. Bien souvent la seule compréhension intellectuelle n’est qu’un leurre si elle ne s’accompagne pas d’un profond ressenti émotionnel et d’un désir intense de sortir de l’impasse pour trouver une issue aux difficultés.

         « Toute prise de conscience qui n’est qu’intellectuelle et ne comporte pas de travail émotionnel est insuffisante pour se transformer. Il ne suffit pas de connaître les causes de sa souffrance, il faut renaître à soi même et au bonheur de vivre. » ( C.Rialland, Cette famille qui vit en nous.)

         Avec l’aide d’un thérapeute, il vous sera possible de renouer avec l’enfant que vous avez été, de faire face à vos vérités personnelles, de vous faire entendre et de vous retrouver vous-même pour ouvrir à nouveau les vannes à votre dynamisme et à votre joie de vivre. Il sera possible aussi de recevoir le soutien et les informations nécessaires qui vous permettront de mettre en place de nouveaux schémas de réussite.

         A l’issue d’un chemin d’évolution personnelle, et qu’elles que soient les difficultés et les épreuves traversées vous pourrez dire :

         Comme Serge : « Pour moi ça va bien parce que je suis guéri des blessures du passé ».

         Comme Jean-Pierre : « Pour moi ça va bien parce que je sais comment poursuivre mes objectifs ».

         Comme Elisabeth : « Pour moi ça va bien parce que j’ai appris comment donner et recevoir de l’amour ».

         Et peut-être aussi pourrez vous dire avec l’écrivain Gilbert Cesbron : “ J’aime, donc je suis. Dès que je cesse d’aimer, je cesse d’être ”.

Comment aimer en mariant Amour et Raison.

         Sabine raconte : “ Ne sachant pas vraiment ce que je voulais, je choisissais des hommes dont les orientations de vie et les buts étaient bien trop différents des miens, aussi avais-je des difficultés à entretenir une relation durable. ”

         Et elle ajoute : « J’ai vécu deux années avec Jean-François dont j’étais tombée follement amoureuse parce qu’à l’époque j’avais énormément besoin d’être soutenue, d’être prise en charge. Je crois que ce n’était pas une histoire d’amour, c’était une vraie supercherie ».

         A la suite d’une séparation, vécue comme un échec, deux voies s’ouvrent à nous. La première, la plus facile mais la plus néfaste consiste à demeurer trop longtemps blessé et déçu et à s’enfermer dans des sentiments négatifs de souffrance ou de culpabilité. La seconde nous porte à faire le bilan de la relation, en surmontant l’agressivité contre l’autre ou contre soi même, et cela sans désigner de fautif ou de perdant.

         Lorsqu’elle a été subie, plutôt que choisie, c’est un défi qui nous est lancé de se décharger (éventuellement dans le cabinet d’un thérapeute) des sentiments d’amertume et de frustration inhérents à toute séparation, pour analyser et comprendre ce qu’elle nous a apporté, et pourquoi elle s’est terminée. C’est un travail qui vise à se libérer des rancoeurs et ressentiments, et qui implique d’avoir le courage de regarder en face ce qui, dans la relation, était de l’ordre de l’intérêt égoïste, de la facilité ou de l’immaturité pour mieux les dépasser. Pourquoi ne se pourrait-il pas alors qu’une histoire d’amour qui finit, cela soit la porte ouverte à une autre qui commence : plus belle et plus lumineuse ?

         Il ne suffit pas de se sentir amoureux pour créer une relation. Et l’amour ne se contente pas de déclarations lyriques. Aussi le don et l’amour feront bien d’aller de paire. Vivre un grand amour ce n’est pas se contenter d’être aimé. D’ailleurs lorsque nous sommes vraiment amoureux, nous sommes heureux de donner de l’attention ou de faire des compliments sincères à la personne aimée. L’amour est à la mesure du don. L’important est moins ce que l’on dit que ce que l’on fait. L’amour s’enrichit de petites attentions, de petits cadeaux. Cela commence avec l’écoute attentive de l’autre qui est aussi un don et non des moindres ! Et bien entendu, la plupart du temps, nous avons aussi envie d’offrir toutes sortes de biens matériels ou de petits cadeaux à notre partenaire. Mais il ne suffit pas d’avoir envie de donner quelque chose et de le faire, pour créer une relation amoureuse harmonieuse. Car il y a le risque de donner quelque chose pour se faire plaisir à soi ! Pour que le don soit un vrai cadeau, il faut qu’il soit guidé par l’intelligence du cœur. Et comme on ne peut pas tout savoir et tout deviner de son partenaire, quand bien même on croit le connaître, il faut encore et toujours dialoguer !

         Serge faisait de nombreux voyages à l’étranger car il travaillait pour le compte d’une entreprise multinationale. Quand il revenait au foyer il apportait toutes sortes de victuailles et produits alimentaires en conserve à sa femme. Mais le problème c’est que Serge, en agissant ainsi, lui retirait le plaisir d’aller faire ses courses par elle-même, car son épouse préférait de beaucoup préparer les plats qu’elle avait choisis après avoir fait son marché comme elle l’entendait.

         Quoique il en soit prenez l’initiative de faire plaisir à l’autre. Mais sans omettre de communiquer !

         L’amour adulte se construit dans l’équilibre du “ donner ” et du “ recevoir ”. C’est une relation “ gagnant- gagnant ” où chacun des partenaires y trouve son compte. C’est pourquoi, si nous ne faisons que donner, nous allons nous épuiser et avoir le sentiment de nous vider. Nous finirons même par nous déprimer, et alors comment pourrons-nous vraiment donner… ? Nous avons donc besoin aussi de vivre des moments où nous ne sommes plus dans la position de donner mais dans celle de recevoir. Recevoir de l’aide ou des encouragements par exemple ! Mais pour recevoir il faut, le plus souvent, demander. Notre partenaire ne peut pas toujours deviner ce que nous attendons de lui !

         Lorsque la relation amoureuse est réussie chacun des partenaires aide l’autre à devenir lui-même, à se réaliser. Cet accomplissement heureux peut être illustré par le mythe de Pygmalion tel qu’il est raconté dans les Métamorphoses d’Ovide :
Pygmalion avait sculpté dans de l’ivoire blanc un corps de femme ; et sa réussite était telle qu’il en était tombé amoureux. Le jour de la fête de Vénus, il demanda aux dieux de lui donner pour épouse une femme semblable à sa sculpture. Vénus fut sensible à sa prière et accepta d’exaucer son souhait. De retour chez lui, Pygmalion embrassa la statue qui s’éveilla et s’anima pour devenir Galatée, une femme d’une incroyable beauté.

         Avec l’amour conscient, nous pouvons éprouver la joie de créer une dynamique dans laquelle se réalise autant la satisfaction et l’épanouissement de l’un et l’autre des partenaires. La relation amoureuse réussie se vit sous le signe de la réciprocité.

         Pierre raconte : « Anne ma redonné l’énergie de faire les choses que je souhaitais faire depuis si longtemps. Et elle m’a dit que je lui avais permis de se rendre compte que, jusqu’à présent, sa vie n’était pas la vraie vie ».

Les questions à se poser : amis et amoureux huit questions à vous poser. Comment vivre une relation harmonieuse.

         En amour ou en amitié, il se peut que vous traversiez une période difficile, et que vous viviez une relation qui ne marche pas.

         Que se passe-t-il ? Quelques questions à se poser :

1/ Peut-être acceptez-vous trop... sans oser refuser ce qui ne vous convient pas ?

         En effet, si vous prenez l’habitude de ne pas refuser ce qui ne vous convient pas, vous allez accumuler des rancoeurs conscientes ou inconscientes contre votre partenaire. Mais, au contraire, si vous demandez ce qui vous convient, il apprend à mieux vous connaître.

2/ Peut-être ne vous faites-vous pas suffisamment comprendre ?

         Il faut parfois se répéter plusieurs fois et de manières différentes pour se faire comprendre.

3/ Peut-être vos valeurs respectives sont-elles trop différentes ; peut-être sont-elles incompatibles ?

4/ Peut-être votre sensibilité est-elle trop différente ?

Et encore quatre autres questions :

1/ Vous sentez-vous souvent à l’aise avec cette personne ?

2/ Sinon pourquoi ?

3/ Quelle importance accordez-vous à vos besoins ?

4/ ... et à ceux de l’autre ?

Les conseils de la Bonne Fée Sagesse ......... :

         Fréquentez en priorité ceux dont vous vous sentez proches tout en vous sentant libres.

         Fréquentez en priorité ceux avec qui il vous est facile de bien s’entendre.

         Fréquentez en priorité ceux qui vous apportent la détente, vous font rire ou sourire.

         Evitez le non-dit des engagements flous.

         Etablissez clairement vos engagements. Respectez-les et demandez à votre partenaire de respecter les siens.

Comment réaliser nos besoins dans la relation ? Comment vivre au sein d’une relation véritablement harmonieuse ?

         Selon Jacques Salomé, il est nécessaire que soient entendus certains besoins « indispensables à notre santé relationnelle »

a / en premier lieu le besoin de se dire, c'est-à-dire de pouvoir mettre des mots sur les ressentis et les émotions pour les communiquer.

b / le besoin d’être entendu « c'est-à-dire avoir le sentiment que ce que j’ai dit n’est pas tombé dans le vide, n’est pas nié, déformé ou récupéré ».

c / le besoin d’être reconnu tel que je suis, et non tel que l’autre voudrait que je sois.

d / le besoin de ressentir que je suis une personne importante pour mon partenaire.

e / le besoin d’avoir une intimité, c'est-à-dire de disposer d’un espace où l’autre n’a pas accès sans mon accord.

f / le besoin d’exercer une influence sur mon partenaire, pour ne pas toujours être dépendant de lui.

         Un amour n’est jamais parfait, mais pour savoir où nous en sommes et nous situer un peu dans la relation que nous vivons actuellement, peut être est-il bon de se rappeler que les grecs anciens pensaient que l’amour peut se présenter sous trois visages différents.

         Il y a d’abord l’amour vécu sous le signe d’Eros. L’amour est alors étroitement associé au désir physique. Avec Eros, s’aimer c’est se désirer. Il n’y a pas d’éthique, il n’y a pas de règles. La relation à l’autre n’est pas une relation à une personne entière, c’est une relation d’objet. Et si elle se poursuit sous le seul signe d’Eros, dont le but est d’atteindre l’exaltation suprême, le risque est grand pour chacun des partenaires de sombrer dans l’angoisse du manque chaque fois que s’interrompent les temps de l’étreinte. Pour finir dans la violence ou dans l’ennui.

         L’amour peut aussi être vécu sous le signe de Philia, c'est-à-dire de l’amour-amitié. C’est un amour fait de complicités, de partages et d’échanges, dans lequel je suis heureux du bonheur de l’autre comme du mien et cela même quand je n’y suis pas associé.

         Et enfin, l’amour peut être vécu sous le signe d’Agapé, c'est-à-dire d’un amour qui s’ouvre à tous les autres êtres pour se répandre le plus généreusement possible.

         Si nous voulons bâtir une relation solide, il nous faudra peut-être envisager l’amour sous ces trois facettes. Dés lors nous aurons à cœur, certes, de vivre des moments intenses de fusion amoureuse sous le signe d’Eros, mais aussi de communiquer dans l’amitié et de nous ouvrir sur le monde.

         Pour vous épanouir sans pour autant subir la contrainte d’avoir à réaliser un modèle de perfection vous pouvez appliquer quelques principes, ce sont encore les conseils de la bonne fée “ Sagesse ” :

         N’attendez pas tout de votre partenaire. Il n’est pas là pour prendre en charge votre bonheur.

         Vous pouvez compter sur vous d’abord pour vous faire une vie intéressante.

         Engagez-vous à vous épanouir pleinement en tant que personne libre et responsable.

         Rappelez-vous : vous avez peut-être envie de faire de nouveaux voyages, de développer vos talents pour la musique, la peinture ou toute autre activité. Il y a des activités que vous pouvez faire à deux, en couple, mais pas toutes. Et si vous n’êtes pas toujours ensemble, votre relation amoureuse sera enrichie, parce que vous aurez plus de choses à vous raconter.
 

         Découvrez ce qui est important pour vous. Ayez une vie bien remplie. Ayez votre propre style de vie.

         Faites la liste des activités que vous aimez déjà ou que vous pourriez entreprendre. Cela peut être un sport que vous aimez ou bien le jardinage, le bricolage, la calligraphie…( Chaque fois que votre personnalité s’exprimera plus pleinement vous serez plus heureux. Et lorsque l’on se sent bien, que l’on est plein de vitalité et d’énergie, on se donne à coup sûr les meilleures chances de réussir sa vie sentimentale).

          

 
      Si vous souhaitez une consultation pour faire le bilan-diagnostic de votre situation affective et élaborer un projet de changement pour sortir de l'impasse et "rebondir". Prenez contact avec moi.
 

   
 

       Claude Marc Aubry

       Psychologue, Psychanalyste, Ecrivain, animateur de groupes de développement personnel depuis plus de 20 ans.
       Tél. Paris : 01 42 59 19 53   
       Province :  05 46 74 20 28

  

Vous pouvez aussi faire un travail d'évolution pour améliorer vos relations affectives en participant à l'atelier "Paroles de Femmes" ou en prenant contact pour un premier entretien individuel.